15/08/2013

Chroniques de la mauvaise herbe


CHRONIQUES
DE LA MAUVAISE HERBE

Vincent Vuibert

Prix Michel Lagneau 2013

Roman

Publié avec le soutien des imprimeries Artypo

Dépôt légal: août 2013

Nombre de pages : 88

Format : H 21 x L 15 cm

Prix : 16 euros / 1 900 francs CFP

Illustration de couverture : Fly

ISBN : 978-2-9525502-9-1

Diffusion distribution : https://caledolivres.nc/


Nouméa vue du squat… Noir et sans concession, ce portrait d’une jeunesse marginale est une vraie nouveauté dans le panorama littéraire néo-calédonien. C’est aussi le premier roman de Vincent Vuibert, lauréat du prix Michel Lagneau 2013.

Fondateur des imprimeries Artypo, Michel Lagneau a accompagné les débuts de l’édition contemporaine en Nouvelle-Calédonie en s’équipant de machines adaptées à la publication d’ouvrages. Ce concours a été imaginé en sa mémoire par l’ADAMIC, en collaboration avec la bibliothèque Bernheim, la Maison du Livre de la Nouvelle-Calédonie, et le précieux soutien d’Artypo.

Chroniques de la mauvaise herbe a été présenté au public le 8 août 2013, à Poindimié, à l’occasion du SILO, salon international du Livre océanien.


L’auteur


Vincent Vuibert

Vincent Vuibert.
Cliché Eric Dell'Erba, juillet 2013.

Vincent Vuibert naît le 24 mars 1980, à Rethel, dans les Ardennes. Il débarque très jeune avec sa famille en Nouvelle-Calédonie. Il grandit à Nouméa, poursuit sa scolarité dans plusieurs collèges de la ville, puis au lycée Jules-Garnier. Il s’inscrit en anglais à l’université de Nouvelle-Calédonie et se passionne pour la littérature américaine. Sa licence en poche, il travaille comme enseignant, essentiellement en province Nord. Décidé de reprendre ses études, il s’inscrit en 2004 en master d’anglais et découvre les littératures postcoloniales. À partir de 2005, il s’investit dans la scène hip-hop néo-calédonienne avec le collectif Dusty D.

En 2009, il obtient une bourse d’aide à la création de la province Sud et se consacre à l’écriture des Chroniques de la mauvaise herbe, entre 2010 et 2012.

Il est également l’auteur de poèmes graphiques, en collaboration avec le peintre Mathieu Renault, publiés dans Les Carnets de l’atelier du Nord, un fanzine indépendant de Montpellier.

Vincent Vuibert vit depuis plusieurs années à Koohnê (Koné), sur la côte Ouest de la Nouvelle-Calédonie.


Pour en savoir plus :

(Les Nouvelles Calédoniennes, 9 août 2013.)

24/06/2012

Âmes errantes


ÂMES ERRANTES

Le destin brisé des émigrants d’Okinawa en Nouvelle-Calédonie

 

Mutsumi Tsuda

Traduit du japonais par Yuu Tsuchiya-Desvals

Chronique historique

Ouvrage publié avec le soutien de la province Nord de la Nouvelle-Calédonie


Dépôt légal: juillet 2012
Nombre de pages : 192
Format : H 21 x L 15 cm
Prix : 20 euros / 2 400 francs CFP
Maquette: Armel Marais pour les éditions Madrépores
Couverture : Meg Tabata pour les éditions Madrépores
ISBN : 978-2-9525502-7-7
Diffusion distribution : https://caledolivres.nc/

Chronique historique aux accents vibrants, Âmes errantes se lit comme un roman : cet ouvrage émouvant, émaillé de photographies et de documents, évoque le parcours douloureux des émigrants japonais, venus de l’archipel d’Okinawa au tout début du XXe siècle, pour travailler sous contrat en Nouvelle-Calédonie. Arrêtés, puis déportés en Australie, après l’attaque de Pearl Harbor qui déclencha la guerre du Pacifique, ils connaîtront un destin tragique. Denzo Higa fut de ceux-là : il avait fui la mine où il était employé pour fonder une nouvelle famille et s’installer à Kokingone, près de Poindimié. Contraint d’abandonner sa femme kanak et ses enfants, il ne devait jamais plus les revoir… Ce livre est son histoire.
C’est à l’occasion d’une résidence au centre culturel Tjibaou que la photographe Mutsumi Tsuda (exposition « Feu nos pères ») découvre qu’une petite communauté japonaise dont elle ignorait tout a laissé de nombreux descendants, souvent métis, en Nouvelle-Calédonie. Ceux-ci lui confient leurs histoires de famille. Peu à peu, sans même qu’elle en prenne tout à fait conscience, ces confidences la conduisent à de véritables recherches…
Ce travail d’enquête a fait l’objet d’une première édition en japonais sous le titre Mabui no oorai (« Le Voyage des âmes»), aux éditions Jimbun Shoin, Kyoto, Japon, en 2009. Il est ici traduit par Yuu Tsuchiya-Desvals et préfacé par Ismet Kurtovitch dans une version française, corrigée et augmentée.

Cet ouvrage a été lancé le mardi 3 juillet 2012, à Poindimié, à l’occasion du 120e anniversaire de la présence japonaise en Nouvelle-Calédonie, en partenariat avec l’amicale japonaise de Nouvelle-Calédonie, le comité d’organisation du 120e anniversaire de la présence japonaise en Nouvelle-Calédonie et grâce au soutien financier de la province Nord.




L’autrice


Mutsumi Tsuda

Mutsumi Tsuda,, Kyoto, 2012. Cliché: Takeshi Asano.

Artiste et maître de conférences à la Seian University of Art and Design d'Otsu (préfecture de Shiga, au Japon), Mutsumi Tsuda est née à Nara en 1962. Elle est licenciée en peinture japonaise de la Kyoto University of Arts (1986). Elle a également obtenu, en 1997, le Diplôme national supérieur d’expression plastique (avec mention) à l’école supérieure d’Art d’Aix-en-Provence, en France. 

Ses principales œuvres et les thèmes de ses publications abordent « Les différences de vision historique au Japon et aux États-Unis sur le lancement de la bombe atomique » et « La visualisation de l’histoire des émigrants japonais en Nouvelle-Calédonie ».
Dans le cadre de ses recherches, elle a notamment bénéficié d’une résidence d’artiste au centre culturel Tjibaou, qui l’a conduite à organiser, de 2006 à 2007, l’exposition « Feu nos pères », dans la salle Komwi du centre culturel Tjibaou et son itinérance au Japon. En 2009, elle a été sélectionnée en tant que chercheur à l’étranger par le ministère de la Culture du Japon.
Parmi ses publications, il faut noter : Divergences d’Hiroshima à Los Alamos (anglais/français, Éditions Blusson, 2001), et le catalogue d’exposition Feu nos pères - Les émigrants japonais en Nouvelle-Calédonie (japonais/français, distribué par Seigensha et le centre culturel Tjibaou, 2006).

Expositions personnelles

1998 : Cubic Gallery (Osaka, Japon)
1999 : The Third Gallery Aya (Osaka, Japon)
2000 : “Divergences”, gallery coco (Kyoto, Japon)

Expositions collectives

1996 : Galerie Susini (Aix en Provence, France)
1997 : “Vies d’ici, Vues de là”, Centre régional de la potographie (Nord-Pas de Calais, France) (Aix en Provence, France)
1997 : Cité du Livre (Aix en Provence, France)
2001 : Osaka Contemporary Art Center (Osaka, Japon)

Pour en savoir plus

27/08/2009

Graines de pin colonnaire


Graines de pin colonnaire

Déwé Gorodé

Dépôt légal : septembre 2009
Nombre de pages : 166
Format : 13 x 20 cm
Prix : 23,50 euros / 2 800 francs CFP
Maquette : Passion graphique pour les éditions Madrépores
ISBN : 978-2-9525502-3-9
Diffusion distribution : Book’In
Commande en ligne



« Je m’appelle Tany,
comme ma tante que j’ai eu l’immense privilège
d’accompagner durant sa longue maladie,
jusqu’au bout de sa vraie vie…
Ma tante écrivait au fil des jours,
beaucoup de courts poèmes, de brefs récits
et d’autres petites odes à la vie quotidienne,
sous forme de journal de ce temps-là.
J’avais le privilège de leur première lecture,
comme de la promesse de m’occuper
un jour de leur publication.
Elle les partageait ensuite avec ses amies,
lors de ce qu’elle appelait avec humour
« le divan du psy », « la séance confidences »
ou « l’heure de la confession ».
Au cours de ces réunions,
elles lui livraient, à leur tour, leurs histoires personnelles.
Légères comme une plume, je vous les livre aussi,
avec ses poèmes, son journal et ses nouvelles,
propres à se disperser et à pousser là où elles peuvent,
telles les graines de pin colonnaire. »

Un second roman composite et poignant

Après L’épave (2005, réédité en 2007, Prix Popaï 2007 du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie), Déwé Gorodé signe un deuxième roman composite et poignant qui dessine à travers ces histoires de femmes – amies, amoureuses ou militantes –, le portrait sans fard d’une « Amazone de la Parole ».

Avec son habileté habituelle, Déwé Gorodé mêle poèmes, notes de journal, nouvelles et confidences dans cette œuvre atypique qui aborde, avec pudeur, le retour sur soi d’un être que le cancer ronge et que l’écriture transcende.

Graines de pin colonnaire paraît en septembre 2009, à l’occasion du Silo, quatrième Salon International du Livre Océanien (du 2 au 7 septembre 2009, à Poindimié).

L'autrice


Aux éditions Madrépores


NOUVELLES
Édipop & Grain de Sable, Nouméa, 1994, rééd. Madrépores, 2015.

L’Agenda, nouvelles,
Grain de Sable, Nouméa, 1996, rééd. Madrépores, 2015.

La Vieille Dame, nouvelles,
Madrépores, Nouméa, 2016.

ROMANS
Madrépores, Nouméa, 2005.

Madrépores, Nouméa, 2009.

L'Hom Wazo




















L'Hom Wazo

Dora Wadrawane


Roman

Prix Michel Lagneau 2009

Prix Vi Nimö 2017 

Dépôt légal : septembre 2009
Format: 13 x 20 cm
Nombre de pages: 94
ISBN : 978-2-9525502-6-0
Prix public : 16 euros / 1 900 francs CFP

Diffusion distribution : Book'In
Commande en ligne


 
Un premier roman envoûtant, empreint de magie et de fantastique

Patou, une jeune femme kanak qui vit dans sa famille, à Maré, apprend que le jeune homme qu’elle fréquente en grand secret est mort brutalement à Nouméa. Cachant sa peine, elle est bientôt prise d’étranges sensations, se sent épiée, suivie. Chaque nuit ses rêves la transportent dans un autre monde et se transforment bien vite en cauchemars. Elle y est poursuivie par un ennemi qu’elle ne peut identifier.

Afin de percer le mystère de cette force inconnue qui semble insidieusement transformer ses nuits et sa vie, elle consulte une vieille guérisseuse qui lui conseille un remède qu’elle se résout à prendre afin d’y voir plus clair.

Mais chaque jour, les signes se font plus précis. Ses questions restent pourtant sans réponse : elle se sent aux prises avec une réalité parallèle. Chaque nuit, Patou devient Manouké, une jeune guerrière conquérante, héritière de la force de son clan, qui n’aspire pourtant qu’à la paix.
Bientôt, elle succombe aux attraits d’un homme-oiseau au regard envoûtant, capable de la transporter dans les airs.

C’est un jeune guerrier du monde des anciens, qui se métamorphose en volatile, dès la nuit tombée. Il veut l’entraîner avec lui dans l’autre monde et s’il y parvient, elle en mourra.

L'autrice : Dora Wadrawane

Dora Wadrawane, née le 18 octobre 1984, à Nouméa, est originaire de la tribu de Padawa, au nord-est de l’île de Maré, dans l’archipel des Loyauté. Elle grandit à Nouméa, mais passe l’essentiel de son adolescence à Lifou. Après quelques années au collège Havila, de Wé, elle intègre, à 16 ans, le lycée Lapérouse, à Nouméa, où elle obtient, en 2000, un baccalauréat ES (sciences économiques et sociales). Elle s’inscrit en licence de langues et cultures régionales à l’Université de la Nouvelle-Calédonie et se passionne pour le cours de littérature orale.

Sa licence en poche, elle s’envole pour Rennes (Ille-et-Vilaine), où elle poursuit ses études en licence et master d’anthropologie, jusqu’en 2008.

L’éloignement et la nostalgie du pays la poussent à écrire L’Hom Wazo, un roman qui souligne, selon elle, «.le rôle du boucan, dans la manière kanak d’appréhender le monde ». À travers ce récit, elle souhaite mettre en exergue la façon de penser des jeunes îliens : « Je voulais que, dans cette histoire, les jeunes de chez moi puissent se reconnaître ! », dit-elle.

Dora Wadrawane puise volontiers son inspiration dans les croyances populaires kanak et les histoires traditionnelles qu’elle aimait écouter lorsqu’elle était enfant.

En 2008, son père l’incite à participer à la deuxième édition du prix Michel Lagneau : elle se décide à proposer le manuscrit de L’Hom Wazo qui retiendra l’attention du jury.

Le prix lui est remis le 14 avril 2009, à la Maison du Livre de la Nouvelle-Calédonie. En septembre 2009, elle est invitée au Salon international du Livre océanien, à Poindimié, pour y présenter son premier ouvrage publié.

Jusqu'en août 2009, Dora Wadrawane enseignait le français au collège de Koutio (Dumbéa), en section Segpa. Elle travaille désormais sur la langue nengone (langue de Maré, son île d'origine), auprès de l'Académie des langues kanak (ALK), à Nouméa.

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20/05/2008

Chaque baleine est une île





Chaque baleine est une île

Œuvres de Mathieu Venon

Textes de Stéphane Camille

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Album illustré

Publié avec le soutien du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie



Dépôt légal: mai 2008
Nombre de pages : 38
Format : H 21 x L 27 cm
Prix : 15.03 euros / 1596 francs CFP
Photographie des œuvres : Marc Le Chélard
Maquette: Passion graphique pour les éditions Madrépores
ISBN : 978-2-9525502-3-9
Diffusion distribution : Book’ In
Commande en ligne

"Entendez-vous cette plainte qui s’élève depuis les profondeurs de l’océan ? Cette mélopée venue des abysses, captée par l’artiste et retransmise à la surface de ses tableaux où elle résonne entre les coups de pinceau ?
C’est le chant funèbre des baleines, des rorquals, des cachalots." (P. Bonnet Vergara)

Ces mammifères mythiques peuplant nos océans, nourrissent contes et légendes d'hier et d'aujourd'hui. Pourtant, chaque jour, un peu partout sur la planète, les pollutions, les perturbations soniques, la surexploitation des ressources marines, les filets de pêche dérivants, les collisions avec les navires et, bien évidemment, la chasse baleinière réduisent irrémédiablement leur nombre.

La tête pleine de récits épiques et d’odyssées littéraires, le plasticien Mathieu Venon s’est plongé dans le ventre de la baleine. Il y a puisé seize œuvres pleines de fascination et d'effroi, où les menaces qui pèsent sur la survie des géants des mers sont à la hauteur de l'émerveillement qu'ils inspirent, depuis toujours, à ceux qui les ont rencontrés.

Muni de ses seuls pinceaux, l’artiste s’est fait l’écho de leur détresse et se prend à rêver, pour eux, d’une vie en liberté, dans un sanctuaire utopique.

Le poète Stéphane Camille lui prête sa voix, pour traduire en mots, avec un humour teinté d’amertume, l’émotion d’une rencontre inattendue, entre l’art et l’un des grands défis environnementaux du XXIe siècle.

Cet ouvrage est inspiré de l’exposition de Mathieu Venon « Chaque baleine est une île », organisée à Nouméa, dans la salle Eiffel de la bibliothèque Bernheim, du 13 mai au 7 juin 2008.



Pour en savoir plus sur Mathieu Venon


Affiche de l'exposition à la bibliothèque Bernheim, Nouméa




20/02/2008

Nicolaï Michoutouchkine & Aloï Pilioko 50 ans de création en Océanie


Nicolaï Michoutouchkine
Aloï Pilioko
50 ans de création en Océanie

Ouvrage d'art


Sous la direction de Gilbert Bladinières


Auteurs
Gilbert Bladinières,
Susan Cochrane,
Christian Coiffier,
Ron Crocombe,
Ludmilla Ivanova,
Hélène de Montgolfier,
Nga Teariki,
Marie-Claude Tessier Landgraf.


Photographies

Éric Dell’Erba et documents d’archives.



Dépôt légal: février 2008
Format : 28 x 24 cm
Nombre de pages : 220
Prix public : 49 Euros / 5 900 F CFP
Maquette: Passion Graphique pour les éditions Madrépores

ISBN : 978-2-9525502-3-9
Diffusion distribution : Book'In
Commande en ligne : actuellement en rupture de stock



Une vie de voyages et de rencontres


Jeune peintre français d’origine russe, Nicolaï Michoutouchkine (né à Belfort, en 1929) découvre le Pacifique en 1957, au terme de quatre années de tribulations à travers les Indes. Contraint d’effectuer son service national à Nouméa, il y rencontre un jeune wallisien, Aloysius Pilioko (né en 1935, à Hihifo) qu’il initie à la peinture. Le compagnonnage créatif qui s’engage marque le point de départ d’une recherche personnelle et artistique qui les conduira à parcourir l’Océanie, puis le monde.

Installés à Esnaar, près de Port-Vila, dans l'archipel du Vanuatu, depuis 1963, ils sillonnent l’Océanie en collectant plus de sept cents objets d’art et d’artisanat traditionnels avec lesquels ils feront le tour de la planète. De 1960 à 1990, une centaine d’expositions présentent leur collection et leurs œuvres en Europe, en Urss, au Canada, au Japon… et partout dans le Pacifique.

Le 30 octobre 2007, à l’occasion du cinquantième anniversaire de l’arrivée de Nicolaï Michoutouchkine en Océanie, le centre culturel Tjibaou inaugurait à Nouméa une exposition rétrospective de quatre mois célébrant leur étonnant parcours artistique et humain.

À travers leurs œuvres, traces lumineuses et colorées d’une vie de voyages et de rencontres, cet ouvrage, inspiré de l’exposition, rend hommage à deux personnalités attachantes, figures emblématiques du renouveau artistique en Océanie.

Plus de cent quatre-vingt reproductions d’œuvres, des documents et photographies d’archives empruntées à la collection personnelle des artistes et aux collections privées de Nouvelle-Calédonie, de Wallis et Futuna et du Vanuatu, sont accompagnées de textes originaux, signés par les chercheurs Christian Coiffier (France), Ron Crocombe (Îles Cook), Ludmilla Ivanova (Russie), Susan Cochrane (Australie) et Hélène de Montgolfier (France), l’écrivain Marie-Claude Tessier-Landgraf (Polynésie française), sous la direction de Gilbert Bladinières, commissaire de l’exposition rétrospective au centre culturel Tjibaou.

21/05/2007

Le Poids des rêves






Le Poids des rêves


Samir Bouhadjadj

Nouvelle

Prix Michel Lagneau


Dépôt légal : avril 2007
Format: 11 x 17 cm
Nombre de pages : 44
Maquette : Passion Graphique pour les éditions Madrépores
ISBN : 978-2-9525502-1-5
Prix public : 12,60 euros / 1 500 francs CFP
Diffusion distribution : Book'In
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Un pic, un cap, un roc, une forteresse...

Abel Ben Kader a grandi à Bourail, dans un décor de carte postale… mais sans aucune chance d’échapper aux railleries de ses camarades de classe quant à son « infirmité » : un nez démesurément grand, un appendice hideux qui forcerait le respect de n’importe quel Cyrano.
D’origine kabylo-kanak, sa famille et sa force de caractère sont ses derniers remparts contre les quolibets et la bêtise humaine, jusqu’au jour où, surprenant une conversation, il comprend que, même dans son propre foyer, les regards sur sa colossale particularité ne sont pas aussi indulgents qu’il l’aurait cru. Trahi, blessé, il cesse dès lors tout dialogue avec son père, se refusant à entendre le son de sa voix.

Elève brillant, avide de découverte et d’anonymat, Abel poursuit ses études à Nouméa, puis en France, tiraillé entre son désir d’assumer ce qu’il est et de vivre un jour sans l’ombre de ce nez, masque grotesque qui gâche, à ses yeux, tout espoir de normalité.

Le Poids des rêves de Samir Bouhadjadj inaugure le prix Michel Lagneau (fondateur des Imprimeries Artypo à Nouméa, décédé en 1999). Ce prix délivré le 16 novembre 2006 est le fruit d’un partenariat entre l’entreprise Artypo, l’Adamic, association pour le développement des arts et du mécénat culturel en Nouvelle-Calédonie, la bibliothèque Bernheim et les éditions Madrépores. Il entend soutenir la création littéraire et l’édition indépendantes en Nouvelle-Calédonie en favorisant l’émergence d’auteurs en devenir.


L’auteur
Originaire du Maroc, né en Algérie, en 1977, mais n’ayant jamais pu mettre les pieds dans ces deux pays depuis l’âge de neuf mois, Samir Bouhadjadj grandit en France, dans le sud de la Drôme. De fait, la recherche de racines a toujours porté ce jeune écrivain à jeter un regard curieux sur le monde qui l’entoure. Cette curiosité s’appliquant à tous les phénomènes naturels il s’embrase pour la physique jusqu’à l’obtention d’un diplôme d’ingénieur.

Passionné d’écriture et de voyage, il prend ensuite son baluchon pour sillonner le monde à la recherche de « l’endroit parcouru des meilleures ondes » : Canada, Pays-Bas, Pologne, Australie… jusqu’à ce que sa barque ne s’échoue sur les rivages du Caillou, où il contribue, désormais, au développement d’un projet informatique de gestion du budget pour le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.

Samir Bouhadjadj est l’auteur de trois romans en attente d’édition et d’un petit bouquet de nouvelles : Le Poids des rêves est sa première œuvre publiée.

Passionné par les mystères, la beauté et les habitants de la Nouvelle-Calédonie, il songe à s’y installer définitivement en compagnie de celle qui partage sa vie, « afin d’y contempler le monde au travers du fabuleux kaléidoscope culturel et humain qui prend vie à l’ombre des niaoulis ».


Extrait

« Il faut dire qu’en matière de nécessité chirurgicale, mon cas se tenait au premier rang : quel sale pif! Une ignoble igname ornait ma face, un organe tellement hideux qu’il m’a même causé une surdité partielle sur laquelle je reviendrai. Une balafre verticale qui aimantait les regards et aiguisait les langues. J’aurai pris dans la figure tous les sobriquets et toutes les pitiés. Il était un handicap, un repoussoir, un garde du corps, le conservateur de ma virginité, un cerbère qui tenait en respect même les prétendantes les plus assoiffées. »



Pour découvrir une autre facette de Samir Bouhadjadj, lire : "Poker - Dans les yeux d'un gambler", sur http://www.clubpoker.net