dimanche 27 septembre 2015

L'Agenda






L’AGENDA


Déwé Gorodé

Recueil de nouvelles

Dépôt légal: octobre 2015
Nombre de pages : 124
Format : H 20 x L 13 cm
Prix : 15 euros / 1 800 francs CFP
Photographie de couverture : une libellule rouge (Diplacodes haematodes),
photographiée par Nicolas Petit, 2008.
ISBN : 979-10-92894-028
Diffusion distribution : Book’ In
Commande en ligne : www.pacific-bookin.com


À l’occasion du Silo 2015, les éditions Madrépores rééditent les deux premiers recueils de nouvelles de Déwé Gorodé qui avaient fait l’objet d’une première édition par l’association culturelle Édipop et les éditions Grain de Sable.
L’Agenda est le deuxième recueil de nouvelles de Déwé Gorodé, paru en 1996 : il est aujourd’hui réédité avec deux textes inédits : « La Robe de mariée » et « La Libellule rouge », qui surgissent comme de nouveaux échos aux textes préexistants.

Ancrées dans un questionnement sur l’origine, la descendance, le lien à la terre face aux aspirations contemporaines, ces nouvelles témoignent d’un certain rapport au monde, transmis de génération en génération…


Douze nouvelles à découvrir

La case
Une dame dans la nuit
Où vas-tu Mûû ?
Affaire classée
Le passeur
Rencontres
J’use du temps
Benjie, mon frère
La robe de mariée (inédite)
L’agenda de Lida
La libellule rouge (inédite)

Extrait de la nouvelle « La case », in L’Agenda

« La case de grand-père est sans doute l’une des images les plus limpides qui me restent de mon enfance. En ma mémoire, cette image est toujours aussi lumineuse qu’une matinée ensoleillée de Kanaky, près de la mer. Elle a laissé en moi une impression de clarté et d’immensité. Elle paraissait si grande, alors, à la fillette que j’étais. Si bien qu’aujourd’hui, je me souviens d’elle quand j’essaie de compter les étoiles au clair de lune ou de situer la ligne d’horizon séparant, là-bas, le ciel azuré du bleu Pacifique. Et la grande case me renvoie l’image d’une minuscule fourmi face au monde, à l’univers.
Elle était là, ronde, immense matrone perchée sur une petite butte entourée de grosses pierres bâties, au bout de l’allée bordée de hauts cocotiers. Une ancienne allée de pins colonnaires, plus large, s’étalait là, derrière celle des cocotiers, autre trace vivante des ancêtres qui vécurent ici autrefois. »

Pour en savoir plus

À lire, l’analyse d’Éric Fougère dans son article : « L'Écho de Narcisse, ou les voix du miroir: La nouvelle en Nouvelle-Calédonie » http://www.ingentaconnect.com

L'Auteure 

Déwé Gorodé 


Sa biographie
Sa bibliographie
 

Utê Mûrûnû, petite fleur de cocotier







UTÊ MÛRÛNÛ,  

PETITE FLEUR DE COCOTIER


Déwé Gorodé

Recueil de nouvelles

Dépôt légal: octobre 2015
Nombre de pages : 116
Format : H 20 x L 13 cm
Prix : 15 euros / 1 800 francs CFP
Photographie de couverture : Éric Dell’Erba
ISBN : 979-10-92894-011
Diffusion distribution : Book’ In
Commande en ligne : www.pacific-bookin.com  



À l’occasion du Silo 2015, les éditions Madrépores rééditent les deux premiers recueils de nouvelles de Déwé Gorodé qui avaient fait l’objet d’une première édition par l’association culturelle Édipop et les éditions Grain de Sable.

Le tout premier, Utê Mûrûnû, petite fleur de cocotier, parait en 1994 et reçoit un accueil très enthousiaste, dès sa sortie.

Ce recueil évoque, à travers plusieurs générations, la condition de la femme kanak, fille, épouse, mère, amoureuse, tiraillée entre le respect de sa culture millénaire et l’appel d’une société en mouvement.
Les nouvelles De West Papua, pour guérir ta blessure… et UM 2014 publiées dans le recueil Utê Mûrûnû, petite fleur de cocotier sont inédites.

Sept nouvelles à découvrir
Utê Mûrûnû, petite fleur de cocotier
La cordyline
On est déjà demain
La saison des pommes kanak
« Dos montes… »
De West Papua, « pour guérir ta blessure… » (inédite)
UM 2014 (inédite) 


Extrait de la nouvelle « Utê Mûrûnû, petite fleur de cocotier » dans le recueil éponyme :

« Ces voix de la Terre, enseignait donc ma grand-mère Utê Mûrûnû, n’étaient autres que celles de la mère, celles de la femme.
Et elles s’adressaient, en premier lieu, à nous les femmes qui, mieux que personne, pouvions les comprendre. Porteuses de semences, nous étions lardées d’interdits, marquées de tabous comme autant de pierres pour obstruer la vie. Ornières de plaisir, nous devenions des Éva mordues par le serpent inventé par les prêtres de la nouvelle religion. Âdi, perles noires du mariage coutumier, nous étions échangées comme autant de poteries scellant une alliance entre deux guerres. Voies et pistes interclaniques, nous survivions tant bien que mal à nos enfances et à nos pubertés trop souvent violées par des vieillards en état de lubricité. Prestige, virilité, guerre, des concepts mâles pour la grande case des hommes bâtie sur le dos large des femmes ! Partage, solidarité, humilité, paroles féminines conçues, nourries, portées dans nos entrailles de femmes battues ! « Auu ! Tu le sais déjà, petite sœur, ce monde érigé sur notre ventre, nos bras, notre tête, cet univers parasitant notre corps, n’est qu’un leurre qui nous force à la soumission. Mais il est tout aussi vrai, petite mère, que tous les hommes ne sont que nos fils ! Et si nous n’avons pas demandé à venir au monde, si nous n’avons pas choisi de naître femmes, nous n’avons qu’une vie, ici et maintenant, alors tentons au moins de la vivre au lieu de la subir ! »


Pour en savoir plus
À lire, l’analyse d’Éric Fougère dans son article : « L'Écho de Narcisse, ou les voix du miroir: La nouvelle en Nouvelle-Calédonie » http://www.ingentaconnect.com


L'Auteure

Déwé Gorodé

Biographie de Déwé Gorodé
Bibliographie de Déwé Gorodé

 

mardi 30 septembre 2014

J'habiterai la nuit




J’HABITERAI LA NUIT

Olivia Duchesne

Théâtre

Publié avec le soutien de la province Sud


Dépôt légal: octobre 2014
Nombre de pages : 56
Format : H 23 x L 12 cm
Prix : 12 euros / 1 500 francs CFP
Photographie de couverture : Laurent Rossini
Dos : Éric Dell’Erba
ISBN : 979-10-92894-00-4
Diffusion distribution : Book’ In
Commande en ligne : www.pacific-bookin.com

Nesta est veilleur de nuit à l'entrée du théâtre, un de ces vigiles devant lesquels les spectateurs passent sans y prêter attention. Un soir, des bribes de L'Odyssée le renvoient à ses propres errances. Dans un souffle, il livre ses blessures et ses craintes, celles qui l’habitent quand il arpente la nuit. 

Tel Ulysse, lui aussi a voyagé. Trop. Longtemps. 

La voix de l’acteur en scène — son double ? — l’oblige à s’interroger devant le miroir qu’on lui tend.
De fêlures en arrachements, Nesta comme au bord du néant lutte contre les fantômes qui hantent son théâtre intérieur : une femme adultère, sa mère assassinée, les douleurs de l’enfance… Lui aussi n’est plus qu’un étranger pour les siens.

Comédienne, metteur en scène et dramaturge, Olivia Duchesne est depuis 2010 l’auteure de quatre pièces créées au théâtre de l'Île, à Nouméa. Ce singulier monologue est son premier texte publié, avec le soutien de la province Sud. 

Une première version de J'habiterai la nuit a été créée au Théâtre de l’Île, à Nouméa, le 31 mars 2011, dans une mise en scène d’Alexis Fichet, avec le comédien Wakeu Fogaing dans le rôle de Nesta. La pièce a fait l’objet de quatorze représentations depuis sa création, dont six au théâtre de l’Île, entre le 31 mars et le 3 avril.


L’auteure


Olivia Duchesne